Après être sorti(e)s de cette exposition de Willy Ronis, que je vous recommande encore plus chaudement, et être passé(e)s par le parc de Belleville que je découvrais, nous finîmes par nous retrouver devant le Bataclan. Après une fouille plutôt sommaire et une bière quelconque, nous nous installâmes devant la scène. Une première partie sans intérêt mais redoutable pour les oreilles. En deuxième partie Waxahatchee, une bonne surprise. Puis après les interminables changements de micros, les accordages de guitares, les découpages de morceaux de chaterton, les essais de micros et d'instruments à deux voire trois reprises, la distribution de serviettes, le collage des quatre setlist qui nécessitèrent autant d'allers-retours du roadie, apparut Courtney Barnett. Je l'avais découverte lors d'un concert où elle accompagnait Jen Cloher à la guitare et au 106. J'avais bien aimé sa prestation. Je m'étais dit puisqu'elle passe à Paris allons-y. Entre-temps, j'écoutais son nouveau disque qui dans l'ensemble me plut. Autant vous le dire tout de suite et contrairement au journaliste des Inrock et à Antony, j'ai été déçu. Pourquoi? Je n'ai pas retrouvé les mélodies du disque. Il est certain que la Courtney a de l'énergie, que sa guitare râpe les tympans, qu'elle ne ménage pas sa voix, qu'elle est à fond du début à la fin, qu'elle ne nous raconte pas sa vie entre chaque morceau mais elle joue comme si elle devait se débarrasser de quelque chose qu'en fin de set elle finit par piétiner.

Bon bah, je serais allé au Bataclan. 

Courtney Barnett Bataclan 2018