Objectif négatif

07 août 2018

L1070612

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02 août 2018

De te revoir il me dardait
Alors que la soleil tardait
Depuis si longtemps
Depuis le temps éperdument
Que nous étions sans voix
Seuls le regard de nos émois
Perdus dans le silence
De toutes nos errances
M'offrait ton sourire étonné

L1070501

Au détour du jour abandonné

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05 juillet 2018

Sans titre

Et alors tu es partie
Je n'avais même pas fini
Ce devait être pour toujours
Tu me l'avais dit un jour
Ce n'était pas important
Ce qu'il y avait eu avant
Je t'aimais maintenant
Je t'aimais juste à temps
Il me restait l'espoir
Mais il était trop tard
Tu avais tourné la page
De notre ouvrage
Pas envie de le relire
Je ne te faisais plus rire

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04 juillet 2018

Avant l'envol

L1070205 (2)

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Reflets

L1070202 (2)

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27 juin 2018

L1060418

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L1070110

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26 juin 2018

De nuit

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Un après-midi au concert

Huit Nuits 21 juin 2018

Il est des chroniques que l'on ne parvient pas à commencer. Comme avant une ouverture aux échecs, on hésite. Une Bird, une Grünfeld? Offensif, défensif? Le vif du sujet, tourner autour du pot? Manœuvres dilatoires. On commence dans le n'importe quoi en se disant qu'à force de creuser, la lumière viendra.
Tout portait à croire que nous étions des hommes. Deux hommes arpentant les rayons d'un supermarché dont l'un était à la recherche d'un moule. D'un moule à tarte croyait-il. L'autre, indiquant au premier le rayon idoine, estima dès lors sa mission accomplie. L'homme, le premier, était face aux moules se disant qu'il n'avait jamais rien vécu de plus déstabilisant. Quelle taille? Quelle profondeur? Brillant? Mat? Ne sachant trop, il se tourna vers l'autre homme et l'interrogea du regard. Incapable de mesurer son niveau de responsabilité dans le choix qui serait fait, celui-ci se contenta de hausser les épaules. Comment avoir un avis concernant un moule? D'autant qu'en règle générale, il n'avait d'avis sur rien. Le premier homme tapota plusieurs moules afin d'en évaluer la qualité. Il en prit plusieurs en main, peut-être pour se faire une idée de leur poids et de leur maniabilité. Certains paraissaient granuleux, d'autres lisses. Comme mu par un atavisme venu du fond des âges, l'homme finit par choisir le plus esthétique.
C'est ainsi que munis d'un moule à tarte, nous nous retrouvâmes, sans Annie, dans le hall d'entrée du Conseil régional où nous prîmes place sur des sièges face à la scène sur laquelle le groupe Huit Nuit (peut-être un clin d’œil aux inuits) s'apprêtait à jouer. Oui, car nous étions le 21 juin. Premier jour frisquet d'un nouvel été qui se veut être modestement fête de la musique. Il n'était que 13h30, encore loin des éructations, rots caverneux et dissonances en tous genres. Comme le dit Jorge avec cette acuité qui le caractérise, Huit Nuit c'est un univers. Un univers de poésie dans lequel brillent les mots et les assonances que relie une musique de mélodies qui parfois se désagrègent, s'éparpillent, disparaissent presque pour renaître sur d'autres rythmes. Vous croyez que la chanson est terminée et vous êtes prêt à applaudir lorsque la musique prend une autre direction, hors des moules standards. Huit Nuit, c'est un batteur tout en finesse caressante, une violoncelliste dont les notes et la voix vous pincent le cœur, réveillant votre sensibilité, et un guitariste qui, avec humour et talent, ne se la joue pas et comme en désaccord avec la monotonie habituelle nous offre l'inattendu.

Quelque temps plus tard, le premier homme informa le second qu'il aurait dû acheter un moule à gâteau et non un moule à tarte. Le deuxième homme l'informa qu'il n'était pas disponible.  

 

https://www.youtube.com/watch?v=_S5k2inPJm4

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22 juin 2018

Poutine et bien profond (3) ou déjà 4 ans qu'on samba les couilles

Les dernières minutes du match s'estompaient déjà que je cherchais à me souvenir de ce que j'avais oublié. Je me souvenais de 1930 et de Jules Rimet. Je me souvenais de 1934 et de Mussolini. Je me souvenais de 1938 et du doublé italien. Je me souvenais de 1950 et du drame qui s'abattit sur le Brésil dans un stade Maracana pétrifié. Je me souvenais de 1954 et des hongrois désespérés. Je me souvenais de 1958 et de Pelé, de Fontaine. Je me souvenais de 1966 et de sa barre transversale. Je me souvenais de 1970 et du Brésil. Je me souvenais de 1974 et de Cruyff. Je me souvenais de 1978 et du retour de la France et du but le plus rapide de la coupe du Monde marqué par Lacombe. Je me souvenais de 1982 et de Séville. Je me souvenais de 1986 et de France-Brésil. Je me souvenais de 1990 et de Horst Hrubesch. Je me souvenais de 1994 et de Kostadinov, Emil de son prénom. Je me souvenais de 2002 et de la blessure de Zidane. Je me souvenais de 2006 et d'un autre France -Brésil. Je me souvenais de 2010 et du bordel ambiant. Je me souvenais de 2014 et des 7 buts encaissés par le Brésil. Et je ne me souvenais pas de 1962. Rien si ce n'est le vainqueur. Rien si ce n'est le Chili. Je n'ai jamais parlé, je n'ai jamais entendu parler de cette coupe du Monde. A ce demander si elle a vraiment eu lieu. Qui s'en souvient? Sans Tiago.

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