Objectif négatif

13 août 2019

Planches

L1110267

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12 août 2019

Sans réponse

Les morts ont-ils du chagrin?
Les morts ont-ils des regrets?
Les morts pleurent-ils?
Les morts ont-ils des souvenirs?
Les morts se retournent-ils?
Les morts ont-ils froid?
Les morts nous aiment-ils?
Les morts mordent-ils la poussière?
Les morts sont-ils croyants?
Les morts attendent-ils la Toussaint avec impatience?
Les morts nous attendent-ils?

Les morts nous pardonnent-ils?

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Pensée

La vieillesse est une fuite.

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Biarritz

L1110289

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24 juillet 2019

Une fine âme de mes amis me faisait très justement remarquer que Donald Trump remuait le couteau dans la paix.

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Depuis la PMA, je suis pour le prélévement à la source.

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A vélo

L'autre jour, alors qu'à la sortie d'un virage je relançais l'engin d'une cadence nerveuse, n'hésitant pas à me mettre en danseuse (formule qui frise l'auto-satisfaction) exposant ainsi au désir fugace des passants l'arrogance de courbes frémissantes au milieu des vrombissements des tondeuses à gazon poussées par des corps décrépis dont les symptômes de Parkinson s'harmonisaient à la perfection avec les vibrations des tondeuses, avec une préférence pour les moteurs atmosphériques, je découvris une mare, une de ces mares épargnées par le productivisme agricole.  Surprise et émerveillement. Profitant de ma solitude comme la main d'un collégien sous un drap et faisant fi de la griserie procurée par la vitesse, je mis pied à terre et m'approchai. J'étais face à ce que l'on appelle un milieu naturel préservé. De l'eau, des reflets, des nénuphars, des batraciens farouches comme le sont les vierges du Café Perdu à mon endroit, des poulettes d'eau, des éclosions.
C'est alors que, pris d'une pulsion remontant probablement des tréfonds de mes désirs reptiliens, une irrésistible envie de me baigner me fait perdre toute notion de ce que l'on appelle les convenances. Rapidement je me retrouve torse nu et m'apprête à retirer mon short. Je ne vous cacherais pas qu'avant d'accomplir ce geste, je jetai malgré tout un coup d’œil circulaire. Le short retiré, je me retrouvai dans le plus simple appareil et pas des moindres. Oui, en effet, pour éviter les frottements intempestifs qui provoquent des surchauffes localisées, je ne porte pas de sous-vêtement. M'apprêtant à tremper un premier pied, j'entends une voix féminine qui me semble-t-il m'interpelle pour me signifier que non seulement la baignade est interdite comme cela est spécifié sur le panneau et qu'un arrêté municipal interdit le naturisme. Pour voir à qui j'ai affaire, je me retourne. Tout en entendant son cri que je ne sus interpréter, je découvre une femme à la respectabilité résignée. Je lui indique que compte tenu de mon orientation sexuelle elle ne craint rien, mais rien n'y fait. Elle hurle qu'elle va téléphoner aux gendarmes. Quelque peu dépité, je remballe mon orientation, remonte sur mon vélo et prends la direction de Martinville.   

L1110158

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A vélo

L'autre jour, alors que lancé à pleine vitesse le long du Crevon, bordé de cresson qui me fit penser au velouté servi au Café Perdu, entre Blaiville Crevon et la bourgade toute bovaryenne de Ry  et penché sur ma machine à l'éternelle recherche de la position aérodynamique idéale malgré tout entravée par mes larges épaules et mon torse tant velu que sculpté (donc idéal pour le port du t-shirt si j'en crois Lauren Bancale), passant devant un champ où somnolaient quelques moutons, je perçois dans l'herbe verte et frémissante une forme mouvante dont le poil ras me fait douter de son appartenance au groupe des caprinés. N'écoutant que que ma curiosité et ma soif d'apprendre pour hydrater mon cerveau en cette période de canicule obscurantiste et faisant fi de ma moyenne hallucinante, je mets pied à terre. Frédéric Rossif des temps moderne, je sors mon appareil, laisse se déployer le zoom et immortalise l'instant.
Sur le moment et bien que ne pouvant pas distinguer sa queue (à ce propos j'ai encore lu une enquête sur les grosses queues qui met en exergue le fait que c'est à magner avec précaution, ce que pour ma part j'ai toujours fait), je pense malgré tout être en présence d'un castor. C'est à ce moment que, fourche sur l'épaule et béret sur la tête, s'approchent deux autochtones que j'identifie comme étant probablement des paysans, de la mouvance Jacquou le Croquant. Leur montrant l'animal fouissant le sol, je leur demande si ce ne serait pas un castor. Le plus proche se retourne vers l'autre en lui disant "Dis, le monsieur demande si c'est un castor" et ils se mettent à rire. "Que nenni monsieur, c'est un ragondin" me répond-il. Sur ce, il pousse un cri, ce qui a pour effet d'interpeller le myopotame qui après une hésitation se précipite vers le cours d'eau, comme vous le constaterez sur la vidéo. A la vue de sa queue, d'une longueur toute siffrédienne,  je ne peux que valider la réponse du croquant.
La mienne entre les jambes, il ne me reste plus qu'à reprendre la route.   

L1110230

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17 juillet 2019

Sur le vélo

Je finissais de descendre la côte de Montmain, que j'ai horreur de monter, et alors que j'allais traverser la bourgade d'Epinay, dont le nom me fait toujours penser à quelque chose sans que je sache jamais à quoi, quand en contre-bas s'offrit à mon regard un champ sur lequel du lin coupé reposait en une succession d'alignements ondulés en attendant d'être sec. Suspendant mon pédalage, je décidai de m'arrêter afin de prendre des photos à caractère bucolique. La lumière, les couleurs, le silence, le vol des oiseaux, les odeurs, tout était réuni pour faire de l'artistique. Je me fis un plaisir de mitrailler ce paisible endroit qui n'était pas dénué d'humanité. Content de moi, je m'apprêtai à repartir lorsque deux coquelicots attirèrent mon attention. Je repris mon appareils et le plaçai à la verticale des deux fleurs. Je ne prenais aucun risque car comme le dit M Godefroy faut vraiment être une tanche pour rater une photo de coquelicots. Et ceci fait, allez savoir pourquoi, je pris une photo des deux mêmes végétaux sous un autre angle, ce qui me contraignit à me mettre à plat ventre sur le chemin caillouteux. Créer n'est-ce pas souffrir? Pressé d'admirer sur écran mes à coup sûr chef-d’œuvres, et comme le dit une cycliste de mes connaissances, je ne descendis pas bas dans les rapports mais emmenai un 53/12 qui rapidement m'essouffla. Revenant à un braquet plus en phase avec mes capacités physiques, je finis par rentrer. Bien que répandant une insistante odeur de dessous de bras, je différai la douche pour regarder mes clichés. Ce que je vis me consterna et me donna envie de crever dans une chambre froide. Photos fadasses qui en rien ne rendaient l'impression.
Alors, tout ça pour ça? Hé oui.    

L1110163

L1110169

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Un beau corps

corbeau

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