Objectif négatif

22 octobre 2017

Un jour au musée

Penn

C'est ainsi que je suis allé au Grand Palais. Pour voir une exposition de photos. Depuis que j'ai acheté un appareil, je photographie. Un jour peut-être ferai-je de la photo. Si j'en crois mon entourage et Hervé Le Cozic, ce n'est pas pour demain. Il paraîtrait qu'il me faudrait dans un premier temps apprendre à cadrer. Bien que ce soit passionnant, assez parlé de moi.

Je suis donc allé voir "IRVING PENN in Paris", une rétrospective pour le centenaire de sa n...aissance. Je ne vais pas vous la jouer, je ne connaissais pas Irving Penn (quoi, i connait même pas Irving Penn. Quand même, Irving Penn!). L'exposition est organisée par thèmes tout au long des salles (mode, portraits, natures mortes, nus...). Autant vous le dire tout de suite, comme pour certaines nuits, je n'ai pas tout aimé. Devenu photographe de mode, se reporter à sa biographie, chez Irving Penn, pour ce que j'ai pu en voir, le hasard n'a pas sa place. Il met en valeur ses sujets, quels qu'ils soient, personnes et objets, mais selon une mise en scène qui esthétise. Ses sujets sont en quelque sorte hors sol. C'est ainsi qu'une des salles consacrée aux petits métiers des années 50 nous montre des ouvriers, des artisans photographiés hors de leur milieu professionnel dans un studio comme un vendeur de concombres, deux bouchers munis de leur fusil et d'un couteau (oui je sais).
Ceci dit, bien que trop formelles à mon goût, les photos d'Irving Penn sont belles (un peu plat comme appréciation) et leur sophistication magnifie notamment la composition des natures mortes. J'ai remarqué que certains portraits n'étaient pas cadrés, mais bon c'est Irving Penn.
Voilà, malgré mes réserves toutes personnelles, je vous encourage à faire le déplacement.

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L'ennui du petit matin

L'ennui du petit matin
s'enfuit jusqu'au lendemain
Dans l'éclair de notre nuit
Jusqu'à ton prochain cri
 
Dans la peau de l'impatience
Je me perds dans les creux
Où le repos se hérisse
Dans le repli des hélices
 
L'envol s'affole ici
Plus loin que les cieux
Où brillent les replis
Pour l'un des deux

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Une fin d'après midi au cinéma

Donc effectivement ce n'était pas prévu. J'avais un chef qui à chaque début de réunion commençait par "Effectivement..." sans que l'on sache de quoi il prenait acte. Donc en ce samedi après-midi, ayant pour unique horizon un ciel bleu ensoleillé, l'envie d'enfourcher mon deux roues à pédales me tentait. Et puis l'envie m'a quitté. Elle m'a quitté lorsque j'ai vu sur le balcon le pot de fleur emporté par le vent. J'avais envisagé de rouler le long de la Seine jusqu'au premier bac. En temps normal, le vent souffle toujours, alors là... D'autant qu'à l'aller le vent est de face et qu'au retour j'ai toujours l'impression qu'il souffle de côté, donc sans intérêt. Mais comme me l'a doctement expliqué Manu, un gars du terroir qui s'y connait en phénomènes naturels, "Bah tu comprends, blablabla, donc effectivement du coup il souffle trois quart ouest, donc effectivement du coup au retour tu l'as de côté". Je l'ai surtout dans le dos. 
Je suis donc allé voir "Laissez bronzer les cadavres". Point positif, c'était salle 5. Tiré d'un roman éponyme de Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid, ce film reprend tous les stigmates du western spaghetti, notamment les gros plans sur les visages, le regard dur du truand pas rasé dont on devine qu'il pu la sueur et qu'il n'a pas changé de caleçon depuis la mort de Cochise, la frustration due à la chair de la torride héroïne qui se dévoile dans la pénombre, les traîtres, les couleurs, la musique et j'en passe. C'est un mixe entre Le bon, la bête et le truand et Le pacha. Pour tout dire, un film des années 60 qui aujourd'hui se fait remarquer car nous sommes en 2017. Un film bof.

laissez

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21 octobre 2017

Un soir très tard au cinéma

Donc, de passage à Paris, après avoir ingurgité un camaïeu de pommes de terre arrosé d'une soupe aux potirons rehaussée d'une tasse de thé, je ne sais pas ce qui m'a pris, nous décidâmes d'aller au cinéma. Enfin, pas tout de suite. Il a fallu regarder les horaires. C'est toujours une séance un peu particulière qui ressemble à l'ajustement des correspondances avant un tour du monde par avion. Je développerai un autre jour. Tout un art. Nous avons fini par y aller. Notre choix s'est porté sur "The square". La dernière palme d'or, comme ils disent. J'aurais pu mais je n'ai pas dormi. Ce sont les aventures d'un conservateur, qui au bout du bout l'est, d'un musée d'art contemporain. Si j'ai bien lu les critiques, à travers ce conservateur, Ruben Östlund dresse un portrait peu flatteur d'une société, d'une caste, d'un milieu, d'une vision, d'une mentalité, d'une conception de l'art.
Les autres ont aimé. 

square

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Couleur café

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20 octobre 2017

Tout porte à croire

Au travers des travers, je traverse les rues pavées de bonnes inversions. Intéressé par ce que je ne vois pas, j'en photographie les portes comme autant de couvertures qui un jour au hasard des regards se livreront.

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A tort et à travers

Il y a des moments où je me demande. 7h30 ce matin où l'on apprend par voix radiophonique qu'une antépénultième personnalité du cinéma américain confesse qu'elle connaissait depuis de nombreuses années les agissements de Weinstein et qu'elle se sent coupable de n'avoir rien dit, d'autant qu'une de ses petites amies lui avait confié en avoir été victime. Et dans la foulée, comme l'on annonce le résultat du tiercé, la journaliste nous balance en 15 secondes non pas une information mais les propos d'une femme qui affirme avoir été agressée sexuellement par Pierre Joxe. Et sans transition comme l'on dit, elle passe au sujet suivant. Et quelque temps plus tard, devant la machine à café "Hé, t'as entendu, Pierre Joxe..." "Ouais, dis donc, j'aurais jamais cru" "Et bah ouais, c'est pas parce que t'as été ministre..." "Mais quand même, si on me l'avait dit..." "De toute façon, les mecs comme ça, ça se croient intouchables" "Et lui, i dit quoi?" "Que c'est pas vrai" "Tu parles".

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Des brumes

Donc, ce matin, courant sur les quais, l'esprit, comme partagé, flottant encore entre deux eaux mes yeux ont été attirés. Jusqu'à cet instant, mon regard naviguant sur les reflets du jour, des pensées interlopes traversaient sans s'y attarder mon cerveau. Tout à l'activité physique de celui qui tente de retarder l'inéluctable, mon attention fut captée par une automobile. Une automobile qui était en train de se garer le long d'une palissade grise au pied de laquelle émergeaient quelques touffes d'herbe encore vertes. Sur le moment, je me suis demandé en quoi une voiture qui se gare pouvait ne serait-ce que quelques secondes éveiller mon intérêt. Une fois à l'arrêt, du véhicule émergea un homme. C'est à ce moment que je remarquai la présence d'une autre automobile à côté de laquelle se tenait une femme. L'homme se dirigea vers elle. D'un même mouvement, elle lui ouvrit ses bras et lui sourit. Un de ces sourires dont seules les femmes sont capables. Le sourire d'un amour sans réserve, le sourire d'un abandon. Lui, que je ne voyais que de dos, se déposa contre le corps qui s'offrait. Regardant les rives se rejoindre à l'horizon, j'ai continué ma course.

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19 octobre 2017

  1. Donc, l'autre soir, alors que j'avais invité à la maison une communauté cosmopolite composée d'européens de toutes obédiences ainsi que d'un syrien en cours d'occidentalisation pour débattre autour de la question "Daesh, le début de la dèche?", le tout autour d'un poulet Halal aux poivrons rouges et jaunes, je fus portablement interpelé par un lusophone de mes amis qui, compris-je à tort, me conviait à un concert ce même soir (phrase un peu longue). Allez ...savoir ce qui me passa par la tête mais d'un seul coup d'un seul, ma conscience de citoyen du monde si prompte à s'indigner du sort réservé à la veuve et l'orphelin s'évapora et dans le même élan je cliquai sur le site du 106 pour faire l'acquisition d'un billet pour le concert de Declan Mc Kenna.
    Laissant mes convives face à l'insondable viralité de la bêtise, tel un piéton vespéral, j'empruntai les quais pour me rendre sur les lieux. Autant vous le dire, du gars Declan je n'avais jamais entendu parler. Un rapide détour par Deezer m'avait juste donné la possibilité de me faire une idée sur les orientations musicales du garçon. Pour résumer, de la pop juvénile. Arrivé sur site, je découvris un public essentiellement composé de pré-pubères et autres duveteux impatients de connaître les frissons de la pilosité.
    Bon bah, je n'ai pas grand chose à dire de ce concert de très courte durée. Effectivement de la pop. Des mélodies. De l'énergie. Un très jeune et charmant chanteur guitariste qui a l'air content de chanter, d'être sur scène. Une belle voix qui j'en suis persuadé peut être bien meilleure. Une guitariste soucieuse de son apparence et embarrassée par ses cheveux longs. Un batteur ou une batteuse (je ne suis pas parvenu à le déterminer) qui gagnerait à davantage de subtilité. Un bassiste sobre comme je les aime. Un clavier qui pourrait être mis un peu plus en avant. Même si j'aurais pu m'en passer, je ne regrette pas. Il est vrai que le public n'était pas particulièrement chaud.
    Et encore bravo.

    Declan Mc Kenna

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17 octobre 2017

Un début d'après-midi au cinéma

numero une

Donc, je décide d'aller au cinéma. A deux pas. A deux pâtés. De maisons. Et me voici dans la salle numéro 3 que j'aime bien tout en préférant la 5, certainement plus loin de tout et surtout du reste. Du reste, je m'installai dans un fauteuil rouge pour oublier ce reste. Après les bandes-annonces qui n'ont rien d'angélique, commence le film intitulé Numéro une de Tonie Marshall.

Alors c'est quoi Numéro une ? La grosse artillerie pour du gros ci...néma truffé de gros poncifs qui n'ont rien de souverains avec pour faire tenir le tout des grosses ficelles si ce n'est des cordes pour au bout du bout nous servir un petit film. Du cinéma à la papa qui m'a fait penser au style d'Henri Verneuil. Comme beaucoup d'autres de ses congénères, ce film est trop long. Tonie Marshall semble vouloir défendre une cause, faire passer un message mais peut-être de peur que nous ne comprenions pas nous assène de bonnes grosses caricatures de méchants et de gentils sans oublier ceux qui bénéficient d'une rédemption. Pour résumer de façon caricaturale, même une femme, si elle aime et est aimée, si elle est honnête et altruiste peut accéder et réussir à la tête d'une grande entreprise.
Pour tout dire, un film inutile.

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