Objectif négatif

13 décembre 2018

Aux abords de l'abbatiale Saint Ouen Rouen

L1080633

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12 décembre 2018

Quai des brumes

L1080625

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07 décembre 2018

Constat

D'accord, j'avoue. Je suis une élite arrogante, méprisante et déconnectée.

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06 décembre 2018

Constat

"Quoi qu'il en soit, les trompettes de Jéricho restent des trompettes." Louis Armstrong

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Un soir sur ma platine

Comme à regret, la nuit s'était résolue à quitter la scène. Dans le lointain, les cheminée semblaient pénétrer dans la grisaille de l'horizon. Pourtant, par-delà les nuages se laissait désirer le soleil que l'on devinait impatient de nous caresser de ses rayons. Mon regard naviguait vaguement entre les pensées évaporées. La veille, répandu sur les soupçons du canapé, je m'étais abandonné à la suavité de Jay Jay Johanson. Sa voix, proche de l’ambiguïté, faisait onduler d'anciens soulèvements. Peu après l'aube, les dernières gouttelettes du matin brumeux troublaient ma vision. Comme un besoin de retrouver la radicalité de la nuance, mon corps réclamait quelque émanation de cette virilité qui donnait un sens au retournement. Peut-être guidé par un instinct d'un autre temps, ma main saisit le nouvel opus de Gene Clarksville. Un cinq titres qui allait bientôt se graver dans ma mémoire, cette mémoire vive qui vous retient à la vie. Les Ooh Ooh Aah Aah, réminiscences vespérales, ne tardèrent pas à franchir mes lèvres qu'humectaient la profondeur des voix. Bien sûr, se défiant de l'unanimisme, d'autres lèvres firent la fine bouche. Mais quoi qu'il en soit, accompagné de ses deux acolytes Loïc et Eric, Gene Clarksville dévoile à nouveau sa sensibilité, son art de la mélodie qui vous fait frétiller et les nuances de sa mâle voix qui laisse affleurer sa féminité. Pour tout dire (mais est-ce possible?) Play n'en est pas une. Et comme Gene Clarksville le suggère "Un de ces jours, quand tout sera suspendu à toi, ma divine, tu me diras."

Alors, tous à l'Appartbar le 15 décembre où nous aurons également l’extrême plaisir d'écouter Jorge P et Artur.  

play

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03 décembre 2018

Constat

Où que je sois, je suis las.

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Tout petits déjà

L1080568

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Quatrième communiqué du comité des slips jaunes

ConCon, VergeVerge, EnceEnce, Convergence. Tous ensemble avec Irène, ConCon, VergeVerge, EnceEnce, Convergence. Encore une fois. Nous appelons les strings jaunes à nous rejoindre. A nous de tirer les ficelles. L'un dans l'autre, il faut que ça converge. SoSo, LiLi, DarDar, RiRi, TéTé, Solidarité. Le pouvoir nous gonfle. Après avoir obtenu la gratuité des préservatifs, nous réclamons de droit de jouir sans entrave, où l'on veut, quand on veut, comme on veut. Telle est notre position. Assez de discriminations, de mépris. Que nous rejoignent les p'tites bites, les couilles molles, les bandes mou, les éjaculateurs précoces, les glands en berne, les rôtis de veau. Joindre les deux bouts est un droit. Retrouvons-nous tous autour de l'obélisque, symbole de notre fermeté. Assez de taxes sur la turgescence. Je propose un nouveau slogan "Pomper, oui, taxer, non." S'il le faut, nous organiserons un référendum dont la question sera "Faut-il envoyer la purée? Nous glisserons notre bulletin dans des urnes que nous appellerons les fentes démocratiques.

Surtout, lâchez tout.

string

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26 novembre 2018

Un soir au cinéma

Quand j'étais petit, ou peut-être même plus grand, mais pas beaucoup plus, tout me semblait immense, sans fin, inatteignable. Rien n'était à mes dimensions. Je flottais dans un monde trop grand. Il me fallait me mettre sur la pointe des pieds pour essayer d'apercevoir. Je devais toujours attendre d'être plus grand pour comprendre.
Emmitouflée, le visage entouré de fourrure qui lui frôlait les joues, comme figée, Annie grelotait dans le hall. Comme il était indiqué sur l'écran au dessus de la caisse, je me suis retrouvé salle 4, salle aux fauteuils de guingois, pour voir Aga. L'action du film se déroule dans le grand Nord, plus précisément en Iakoutie, ancienne république soviétique que ceux qui ont joué au Risk connaissent bien. Que l'on ne s'y méprenne pas, ici le mot action est une convention qui décrit le quotidien d'un couple d'autochtones qui vit dans et à proximité d'une yourte plantée au milieu de l'immensité blanche. La pêche, la chasse, la couture, le bricolage, les tempêtes. Le temps qui passe au milieu des imperceptibles saisons. Ils sont loin de tout mais si près de nous quand on fait abstraction du black friday, des gilets jaunes et des portables. Leur vie possède le rythme d'une poésie aux vers parfois raturés. Malgré leur isolement, leur existence simple et respectueuse, leur vie se poursuit sous la menace de la civilisation de l'exploitation et du profit qui se rapproche. Beauté et simplicité qui n’échapperont pas aux dérèglements. 
A vous de voir.

aga

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Étroit lieu tapi

Comme souvent, ils étaient trois. Peut-être même comme toujours. Trois hommes. Trois mecs dont le regard vaguement parfois réticent caressait la silhouette de la serveuse callipyge du bar vintage où ils se retrouvaient certains matins. Ils avaient pris l'habitude de deviser d'une actualité incertaine. Comme des kangourous bondissant à travers le bush australien, ils passaient d'un sujet à un autre. Un large tour d'horizon qu'ils n'avaient aucunement l'intention d'atteindre. Sans pour autant se sentir blessés, impatients, ils leur arrivaient de se couper la parole. Les mots, les idées s'amoncelaient entre les tasses de café bientôt froid. Les sujets de leur causerie surgissaient de la rue, de la veille, d'un titre entendu avant que le feu ne passe au vert. Au détour d'une phrase pouvait s'imposer un autre sujet qui le temps d'une gorgée amère apaisait la passion qui agitait les mains. Comme se réfugiant dans une neutralité passagère, l'un deux, le regard aléatoire, pouvait se mettre à feuilleter un magazine à la recherche d'une hypothétique surprise quand la conversation s'éloignait de ses pensées. Comme les enfants autrefois entraient avec agilité dans les rondes qui agitaient les cours de récréation, chacun d'eux s'intercalait dans les blancs qui ne manquaient pas de se glisser entre les phrases. Parfois coupantes, leurs langues taillaient des costards qu'ils complétaient, telle une pochette de soie, d'un rire qui traversait la salle. Comme le disait l'un d'eux, l'Audiard du trio, ça fait du bien de décharger au cul du camion. La conversation se terminait invariablement par "Bon bah les gars, c'est pas le tout, je sais pas vous mais moi j'ai du boulot". Les deux autres lui souriaient. Encore quelques mots sur le trottoir et ils se séparaient. Provisoirement.

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