Effectivement, je le confesse, vous avez été extrêmement très nombreux, voire extrêmement très nombreux sur les roseaux sociaux à me réclamer à corps et à cris quelques mots, voire des phrases, à propos du concert de vendredi dernier au 106. J'ai cette fois-ci quitté sans problème mon canapé. Comme toujours, il s'agissait de ne pas partir trop tôt pour ne pas arriver trop tard. Ayant pénétré avec détachement et décontraction dans le hall, je pus constater qu'à quelques exceptions près, étaient présentes des personnes de qualité qui furent aussi émerveillées que pleine de désir de me voir m'approcher d'elles.
Pour ce qui est du concert, je pourrais me contenter de vous dire que j'ai beaucoup aimé, mais je devine votre immense et légitime frustration. J'étais donc là pour écouter Arthur Satan, groupe dont j'ignorais l’existence il y a encore quelques semaines. Cinq musiciens, dont un clavier pour introduire les mélodies avec douceur et élégance. Oui, car l'énergie déployée ne nuisait en rien à l'unité des chansons que l'on pouvait reconnaître aisément même si elles pouvaient être quelque peu différentes des enregistrements. Des mélodies disais-je, rehaussées de passages musclés permettant d'apprécier une dextérité de bon aloi mais évitant l'ostentation. Un chanteur au look de garçon boucher, peut-être apôtre de François Hadji-Lazaro, à la voix claire et convaincante et au jeu de guitare ponctué de fulgurances.
Comme seules réserves, un batteur plus discret au jeu plus varié serait un plus, tout comme davantage de chœur sur certains titres ne serait pas de trop. Comme souvent ou toujours dans la petite salle, le concert fut trop court.
En début de vidéo vous devinerez deux dodelineurs se laissant entraîner dans le tourbillon de la passion.