Une journée au concert.
C'est après avoir économisé sou par sou tout au long d'interminables mois que je me suis décidé à acheter un billet pour Rock en Seine. Après avoir hésité entre le vendredi et le samedi où le nombre d'excités s'annonçait conséquent, je finis par choisir le premier et ce fut une première. Pour avoir fréquenté quelques festivals, la première caractéristique de celui est son étendue. Il m'a fallu crapahuter d'une scène à l'autre, au nombre de quatre. Une piste cyclable aurait été la bienvenue. A part ça le lieu était bien achalandé, boutiques en tous genres, avec notamment celle du festival avec des t-shirts pour le prix d'un pantalon, cuisines de tous les continents et activités diverses dont concours de slips mouillés. Compte tenu du nombre de groupes programmés, il m'a fallu faire des choix. Et comme choisir c'est renoncer, la frustration est inévitable. J'ai notamment renoncé à Wilco, vu au 106, et à The Black Keys. Quoi qu'il en soit je n'ai pas regretté mes choix. Pendant que la foule se massait littéralement devant Wet Leg, j'ai découvert Tyler Ballgame au physique imposant et à la voix gracieuse, avec une reprise de Whithout you. Puis je me suis offert le sémillant et bondissant Russell Mael et son frère plus posé, accompagnés de trois bons musiciens. J'ai également découvert avec plaisir les irlandais de Kingfishr. Le groupe marseillais La Flemme m'a rapidement fatigué. J'ai terminé la soirée avec Frantz Ferdinand doté d'une énergie communicative. Je me trouvais à côté d'une fan absolue haute comme trois pommes à genoux qui gigotait dans tous les sens. Il restait Nick Cave mais j'en avais déjà plein le dos. Je suis repassé sur l'autre rive. A noter que quelle que soit la scène, le son fut excellent, en rien agressif. Seul incident à déplorer, lors du concert des Sparks, les effluves d'un pet sont parvenues jusqu'à mes narines sans que je puisse en identifier l'auteur. Un de ces pets sournois qui séjournent plus que nécessaire dans les entrailles de l'auteur avant de répandre son odeur fétide à l'air libre. Il en est ainsi de la promiscuité.
Très bon festival.